LA LIGUE DE PROTECTION DES ANIMAUX A ROUBAIX, UNE SITUATION LAMENTABLE...

Publié le 4 Juillet 2011

chien.JPGDepuis des années le refuge de la Ligue Protectrice des Animaux situé le long du canal de Roubaix se dégrade. Au coeur de ce qui se veut l'écoquartier de l'Union, la LPA devient un chancre et met à mal l'ambition d'exemplarité du renouvellement urbain engagé. Dans des espaces cantonnés, le refuge accueille pourtant de nombreux animaux délaissés ou maltraités, qui sont soignés de la meilleure façon possible. L'hébergement malgré toute la bonne volonté de la LPA n'est pas à la hauteur de notre exigence en terme de bien-être animal. Il est temps d'agir. La précarité quant au devenir du site, le manque de maintenance et de rénovation, la vétusté grandissante des lieux depuis des années, l'obsolescence des conditions d'accueil, les conditions de travail des salariés et des bénévoles qu'il en résulte, deviennent aujourd'hui intolérables. La LPA assure de plus une mission de service public de fourrière qui est bien du ressort des municipalités. Cela fait des années que l'association LPA interpelle les autorités pour trouver une solution. La voie la plus intéressante au fond serait celle du maintien sur place avec rénovation de l'existant mais elle ne recueille aucun intérêt de la part des décideurs. C'est à qui se refilera la "patate chaude", à savoir une commune préiurbaine de la communaté urbaine pour accueillir le refuge. Las, depuis des années personnes ne se manifeste... LM-CU ne semble pas décidé à prendre cette compétence. C'est pourquoi au dernier conseil municipal, j'ai au nom du groupe Vert interpellé les élus de la majorité municipale. Il est possible et souhaitable que le refuge de la LPA de Roubaix reste à Roubaix, visiblement il dérange les perspectives de la promotion immobilière qui se jouent sur la ZAC de l'Union. La SEM Ville Renouvelée, aménageur du site est aujourd'hui devenue propriétaire du refuge : elle doit assumer sa responsabilité, elle ferait mieux de revoir son plan masse, la répartition des opérations, et ancrer la LPA sur Roubaix dans son site en assurant la rénovation. 

 

Contenu de mon interpellation au conseil municipal de Roubaix :

 

"Peut-on avoir une position publique de soutien et une recherche de solution réelle pour le refuge de la Ligue Protectrice des Animaux de Roubaix ?

Son état lamentable au cœur d’un quartier qui se veut emblématique du renouveau urbain n’honore ni la cause de l’animal, ni la générosité et la qualité du bénévolat qui permet que cette mission de service publique puisse malgré tout continuer d’être assurée.

Probablement dénoncerez vous le manque de solidarité intercommunale.

Comme je l’ai régulièrement demandé, la réhabilitation in situ en maintien de l’existant constituerait une solution juridiquement possible, à l’inverse d’une construction neuve qui nécessite 100m de protection des zones habitées. Elle serait urbainement intéressante, si elle était couplée à proximité d’un élément de programme pouvant accueillir diverses formes d’activités de sensibilisation, animation, formation autour de l’animal en ville et de la biodiversité faunistique… Mais il parait selon le directeur de la SEM, que ce qui est gênant dans un maintien avec rénovation, ce seraient les aboiements à proximité de zones réservées aux promoteurs immobiliers. Je préfère la LPA à Kaufman et Broad, gardons la LPA, considérons son rôle social, faisons-en un élément remarquable du projet de l‘Union… Si nous faisions un référendum à Roubaix, vous pourriez être très étonné de l’attachement populaire à ce refuge. Arrêtons de tourner en rond. Pourriez-vous seulement considérer et étudier l’hypothèse du maintien ? Par ailleurs, puisque la SEM est aujourd’hui propriétaire elle doit considérer son rôle de propriétaire au sérieux et stopper l’insalubrité du refuge."

 

IL N'Y A PAS EU DE REPONSE CONCRETE D'ETUDIER UNE SOLUTION IN SITU NI MEME DE VOLONTE AUTRE QUE FORMELLE DE SAISIR A BRAS LE CORPS LE PROBLEME DE LA LPA, CHARGE A LA SEM DE SE DEBROUILLER.

 

chat2.JPG EXTRAIT DU SITE DE LA LPA ROUBAIX 

"Le goût de l'animal est universel : les animaux de compagnie sont présents dans toutes les cultures et tout au long de l'histoire. Les abandons chez nous sont principalement dûs à deux facteurs :  une "chosification" croissante de l'animal, acquis et jeté comme un objet de consommation, et une méconnaissance de son comportement, de ses besoins et de l'éducation nécessaire à lui apporter, du budget qu’il représente (alimentation, santé, garde,..).

Le Droit français reconnait le statut d'être sensible à l'animal depuis 1976  et le code pénal punit les mauvais traitements aux animaux et les abandons, qui sont assimilés à un acte de cruauté [....] . Durant les années 80 et 90, plusieurs textes légifèrent sur les conditions de garde et d’élevage, contre les pièges à mâchoires et le piégeage et sur l’expérimentation  animale  ; le chat est retiré de la liste des animaux susceptibles d’être classés comme « nuisibles » en 1988. En 1997, l'Union Européenne s'attache à définir la notion de bien-être animal dans le traité d'Amsterdam.

Aujourd’hui, les associations oeuvrent pour une modification du Code Civil, qui considère l’animal comme un « meuble ». Les associations souhaitent un statut spécifique, tenant compte de sa qualité d’être vivant sensible.

La France est le pays d'Europe qui compte le plus d'animaux de compagnie : estimés à 16 millions, 53% des foyers en possèdent au moins un. Ce phénomène a aiguisé les appétits mercantiles (le marché est estimé à 29 milliards de chiffre d’affaire, 20 000 entreprises et 80 000 emplois- source Prodaf), et on estime que 1 million d'animaux sont produits pour la France, dans des conditions souvent dramatiques, tant pour ces animaux que pour leurs futurs maîtres : les chiots sont élevés en batterie, arrachés à leurs mères beaucoup trop tôt, ils ne sont pas sociabilisés, posent des problèmes divers et finissent souvent par être abandonnés (600 000 abandons de chiens et chats en France par an).

Adopter en refuge est un moyen de lutter contre ces pratiques en n’alimentant pas le marché des animaleries et des élevages néo-industriels. C’est aussi avoir la certitude d’adopter un compagnon adapté à votre style de vie, à la composition de votre famille et à votre habitat, grâce aux conseils avisés et désintéressés prodigués par le personnel qualifié du refuge, qui connait bien ses pensionnaires et leurs réactions."

Rédigé par myriamcau.over-blog.fr

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